Au sujet du Service hydrographique du Canada (SHC)

Depuis 1883, le Service hydrographique du Canada (SHC) étudie les océans, les lacs et les rivières du Canada afin d’assurer leur utilisation sécuritaire et durable et de permettre la navigation dans ces eaux. Informez-vous sur les raisons pour lesquelles le SHC est un chef de file mondialement reconnu en matière d’hydrographie.

SHC Orientations stratégiques

Qui sommes-nous?

Qui sommes-nous?

Mesurer les voies navigables du Canada

De tous les pays du monde, c’est le Canada qui a la plus longue côte. Plus d’un tiers de son territoire est situé sous les eaux. Chaque année, ses lacs, rivières et eaux océaniques sont sillonnés par des millions de navires pour les loisirs et le tourisme, la pêche et l’industrie, ainsi que pour le transport maritime international et la défense nationale.

Depuis 1883, le Service hydrographique du Canada (SHC) étudie les océans, les lacs et les rivières du Canada afin d’assurer leur utilisation sécuritaire et durable et de permettre la navigation dans ces eaux.

De nos jours, le SHC est une direction du Secteur des sciences de Pêches et Océans Canada. Comportant plus de 300 employés spécialisés répartis dans l’ensemble du pays, le SHC publie et met à jour près d’un millier de cartes marines et des centaines de publications nautiques. La qualité de ses produits est reconnue dans le monde entier.

Grâce à un accès privilégié aux navires de la Garde côtière canadienne, le SHC profite de chaque occasion pour effectuer des mesures hydrographiques et océanographiques. Le SHC est régulièrement présent sur le terrain pour effectuer des levés – surtout en ce qui concerne les zones à risque élevé et les zones prioritaires – au moyen d’équipes sur terre et à bord de navires, dont des embarcations hydrographiques spécialisées.

Nos quatre piliers d'activités

Le SHC participe à un large éventail d’activités qui contribuent à nos connaissances des eaux canadiennes.

Transport maritime

Les remarquables cartes marines et produits de navigation du SHC contribuent à assurer une navigation sécuritaire dans les voies navigables du Canada.

Cartographie des océans et des eaux douces

Le SHC utilise les technologies les plus récentes pour acquérir des données de haute résolution sur les profondeurs, formes et structures des océans du Canada, ainsi que des lacs et rivières du pays.

Dangers naturels côtiers

Le SHC surveille les marées et les niveaux de l’eau, des renseignements essentiels pour détecter et prévoir les changements et variations climatiques, ainsi que les dangers naturels.

Souveraineté

Le SHC joue un rôle vital dans la détermination des limites maritimes du Canada et de sa souveraineté.


À ce jour, le SHC est un chef de file mondialement reconnu en matière d’hydrographie, grâce à ses percées technologiques et à son expertise acquise en plus d’un siècle.

Que faisons-nous

Que faisons-nous

Qu’est-ce que l’hydrographie?

L’hydrographie est la science ayant pour objet de mesurer et de décrire les caractéristiques et les profondeurs des mers et des zones côtières aux fins de la navigation. Les hydrographes font des levés et produisent des cartes marines et des publications connexes essentielles à la navigation.

Nos levés... de type hydrographique

Le levé est l’art d’effectuer et de colliger des sondages (mesures des profondeurs de l’eau) et d’autres données clefs devant permettre de construire des cartes marines et de rédiger des publications destinées à la navigation.

Les hydrographes du SHC participent activement aux levés et aux mesures des voies navigables intérieures du Canada jusqu’à la limite du plateau continental et au-delà, y compris les Grands Lacs et les côtes de l’Atlantique, du Pacifique et de l’Arctique.

Les levés hydrographiques mesurent les profondeurs, les entités géographiques, les dangers à la navigation, les entités anthropomorphiques et naturelles aidant à la navigation, les marées, les courants et niveaux de l’eau et, finalement, les caractéristiques du fond marin. Lorsque le SHC effectue des levés hydrographiques, il applique des normes et directives rigoureuses, reconnues à l’échelle internationale.

Les données acquises par les hydrographes sont utilisées pour produire des cartes marines et des publications nautiques officielles appuyant une large gamme d’activités maritimes.

942 cartes marines et bientôt plus

Le SHC publie et maintient près de mille cartes marines. La qualité de ces cartes, les plus sûres et les plus complètes offertes sur le marché, est reconnue dans le monde entier. Chaque fois qu’il apprend qu’une bouée a été déplacée, qu’un quai a été construit ou qu’un câble sous-marin a été posé, le SHC met ses cartes marines à jour dans les plus brefs délais.

Jadis, ces corrections étaient faites manuellement, mais à l’aide de la technologie d’impression sur demande, il est désormais en mesure de faire les modifications par ordinateur et de créer de nouveaux exemplaires comprenant les dernières mises à jour. Rien qu’en 2007, le SHC a reçu plus de 55 000 commandes pour des impressions sur demande.

Quelques faits :

  • En 2007-2008, le SHC a diffusé plus de 124 000 cartes marines et 73 000 publications par l’entremise de quelque 800 dépositaires agréés répartis dans le monde entier.
  • En 2007, le SHC a amorcé la diffusion de cartes électroniques de navigation (CÉN) sous format S-57 et de cartes marines matricielles (RNC) sous format BSB.
  • Le SHC octroie des licences d’accès à sa propriété intellectuelle à plus de 1 000 clients, tant du secteur privé que public; il agit aussi à titre de partenaire au chapitre du développement de technologies et applications océaniques. Sa propriété intellectuelle, qui comprend une foule de renseignements sur les voies navigables et leurs abords, est utilisée pour concevoir de nouvelles infrastructures maritimes, tracer de nouvelles routes maritimes et plus encore.

Distribution de 300 000 cartes marines et publications nautiques chaque année

Chaque année, le SHC reçoit des commandes provenant de quelque 800 dépositaires de cartes marines situés au Canada, aux États-Unis et même au Japon.

Le SHC distribue chaque année près de 300 000 cartes marines, tables des marées et autres publications nautiques, dont les suivantes :

Instructions nautiques
Elles offrent une description détaillée des meilleures approches aux ports, des installations portuaires, des mouillages et des règlements, un historique des lieux, et bien plus.
Cartes marines électroniques sur CD
Elles incluent un soutien technique et un accès aisé aux mises à jour.
Cartes marines sous format papier
Il y en a 946 au total, couvrant les trois côtes du pays ainsi que les principales voies de navigation intérieures.
Catalogues des cartes
Donnent la liste de toutes les cartes marines du SHC.
Tables des marées et courants du Canada
Donnent les prédictions des marées en eaux canadiennes pour une année entière.
Atlas de courants
Indiquent la vitesse et la direction des courants de marée pour chaque heure.
Avis des niveaux de l’eau en ligne
pour les Grands Lacs et Montréal, mis à jour de façon continue à www.niveauxdeau.gc.ca.

Plus en profondeur

Le SHC a étendu la couverture des voies navigables du Canada pour inclure tout ce qui est connu sous l’expression « colonne d’eau » (l’étendue d’eau comprise entre la surface et le fond). Un grand nombre de paramètres importants sont mesurés et surveillés – depuis ceux du climat et de la température, jusqu’à ceux de la densité de plancton (importante tant à l’égard de la chaîne alimentaire des océans que de la capacité des mers à absorber le carbone).

Le SHC recueille, enregistre et partage des données provenant de zones océaniques adjacentes au Canada. Ces données touchent des sujets aussi divers que les marées et niveaux de l’eau, les données sur les vagues, et les polluants ayant une influence sur la vie marine et ses habitats.

La pêche aux données : Argo

Le SHC participe également à la gestion des données acquises grâce à la participation du Canada au programme Argo, un projet exceptionnel de grande envergure qui a pour objet de mesurer les conditions océaniques partout sur la planète et qui permet le partage des données en temps réel au moyen de technologies satellitaires. Plus de 20 pays participent à ce projet – ils coopèrent au déploiement, à la surveillance et au maintien d’une « flotte » de quelque 3 000 profileurs dérivants sophistiqués (bouées). Ces profileurs dérivent dans les océans du monde, s’enfonçant à des profondeurs préprogrammées de 2 000 mètres pour des durées préétablies et prenant des mesures importantes lors de leur ascension.

De nos jours, les données Argo sont utilisées dans le cadre des prévisions météorologiques, de la planification des pêches et d’une grande variété d’autres applications. Toute personne disposant d’un ordinateur peut accéder aux informations Argo canadiennes en consultant le site Web www.meds-sdmm.dfo-mpo.gc.ca. Les données Argo du monde entier sont accessibles à www.coriolis.eu.org/cdc/.

Comment nous fonctionnons

Comment nous fonctionnons

Le SHC a canalisé ses connaissances approfondies et sa vaste expertise vers le développement de nouvelles technologies et procédures scientifiques – offrant de nos jours une large gamme de produits allant des images tridimensionnelles des fonds marins du Canada aux mises à jour en temps réel des niveaux de l’eau dans le Saint-Laurent.

Comment nous produisons nos cartes marines

Nos avons parcouru un long chemin depuis l’utilisation de lignes de sonde – un poids attaché à un filin – pour connaître la profondeur des eaux. Cette méthode laborieuse, qui ne pouvait offrir de couverture continue du fond marin, a fait place aux échosondeurs qui mesurent les profondeurs en envoyant des ondes sonores qui sont réfléchies sur le fond marin. En mesurant la durée entre l’émission du son et l’enregistrement de son écho, les hydrographes peuvent calculer la distance jusqu’au fond marin.

Les levés effectués selon cette méthode suivent des lignes de sondage préétablies, scrupuleusement suivies par les navires hydrographiques. La complexité du fond marin détermine la distance séparant les lignes de sondage. Les eaux dangereuses doivent faire l’objet d’une couverture complète du fond.

Les hydrographes doivent connaître la position exacte du navire hydrographique pour chaque sondage, afin de pouvoir indiquer les profondeurs à leur position précise sur la carte marine. Dans le passé, le sextant était le principal outil utilisé pour déterminer la position d’un navire; cet outil servait à mesurer des angles. Le sextant a été remplacé par des outils plus modernes – ordinateurs, satellites, acoustique multifaisceau, cartes marines électroniques, etc.

Le système mondial de localisation (Global Positioning System – GPS) a constitué une percée dans le domaine du positionnement des navires, permettant d’atteindre une précision de 20 mètres dans 95 % des cas. Le GPS différentiel (DGPS) a même permis au SHC d’atteindre des niveaux de précision de trois mètres.

Outre les profondeurs, les hydrographes du SHC mesurent aussi les marées et d’autres changements des niveaux de l’eau. Le SHC a installé des marégraphes permanents le long des côtes du Canada et des principales voies navigables en vue de l’enregistrement de données sur les marées et sur les niveaux de l’eau. Deux des marégraphes installés le long de la côte Ouest font partie d’un réseau international d’alerte de tsunamis – de dangereuses vagues océaniques ou ondes de marée provoquées par des tremblements de terre ou par des éruptions du fond marin.

Les hydrographes du SHC peuvent également obtenir la position de chaque bouée, phare et autres aides à la navigation fixes ou flottantes, ainsi que la position d’entités naturelles ou anthropomorphiques que les navigateurs utilisent comme points de référence.

Après avoir terminé les levés, les hydrographes polyvalents du SHC combinent les mesures avec la ligne de rivage et d’autres données topographiques, les réduisant à l’échelle qui convient à la carte marine à produire. On sélectionne alors dans cette masse de données l’information essentielle pour une navigation sécuritaire afin de l’améliorer, avant de construire une carte marine du SHC en format papier et électronique.

La navigation à l’ère électronique

Grâce à l’ajout des cartes électroniques de navigation (CEN) et des cartes marines matricielles, le SHC a triplé le volume de sa gamme de produits conventionnels. Gravées sur CD-ROM, ces CEN fonctionnent avec des ordinateurs de bord et permettent une navigation depuis un écran d’ordinateur. Pionnier en la matière, le Canada dispose d’un des plus vastes portefeuilles de CEN au monde.

Les cartes marines électroniques ont l’avantage d’offrir plus d’information que leurs ancêtres en papier. Par exemple, elles peuvent donner des images multidimensionnelles de voies navigables, montrant la forme et la profondeur d’un lac ou d’un fond marin, ce qui offre d’autres perspectives. Avec un clic de souris, elles peuvent même afficher des caractéristiques à petite échelle comme la hauteur, la longueur, l’âge et le propriétaire d’un quai donné.

En y combinant GPS, radar, cap du navire, vitesse et dérive dans un système de visualisation de cartes électroniques et d’information, la carte électronique de navigation devient partie intégrante d’un puissant dispositif qui permet au navigateur de connaître instantanément la position précise de son navire et d’être averti de tout danger éventuel. Des informations hydrographiques précises et livrées à temps sont devenues indispensables, étant donné les dimensions et les exigences des navires actuels.

« Voir » dans les océans (systèmes multifaisceaux)

Le Canada est un chef de file reconnu mondialement en matière de technologies de modélisation des systèmes multifaisceaux. La modélisation des océans et la télédétection offrent de l’information multidimensionnelle et en temps réel sur l’eau, le fond marin les conditions côtières et les berges dans des voies navigables comme celle du Saint-Laurent.

L’imagerie multifaisceau permet aux pêcheurs de visualiser le fond marin et de cibler certaines espèces. Ceci est important pour des raisons environnementales – par exemple, les pêcheurs de pétoncles peuvent réduire la zone qu’ils raclent pour déranger le moins possible le fond marin, puisqu’ils peuvent repérer les fonds dans lesquels il est le plus probable que se trouve l’espèce recherchée.

La capacité des systèmes multifaisceaux de produire une image « aérienne » du fond marin a abouti à une demande pour une cartographie multifaisceau en soutien à d’autres applications, comme la cartographie d’éventuelles zones de protection marines, de zones de pêches et du tracé de pipelines et de câbles.

Pourquoi est-ce important

Pourquoi est-ce important

L’importance de l’hydrographie est résumée dans la devise du SHC : « Les cartes marines protègent les vies, les biens et l’environnement marin. »

En tant que responsable de l’hydrographie au Canada, le SHC fait le levé des eaux navigables intérieures et marines, jusqu’à la limite du plateau continental et même au-delà. Ses cartes marines sont des « cartes routières » qui mènent les navigateurs de port en port en toute sécurité. Elles offrent une foule de renseignements détaillés sur les profondeurs, bouées, phares, dangers et bien plus encore.

Rester au fait des changements

Les changements au paysage marin du Canada constituent un défi pour le SHC. Les zones de trafic dense, comme les routes de navigation des Grands Lacs et les zones de navigation de plaisance prisées comme la Voie navigable Trent-Severn, constituent des zones de haute priorité en matière de nouveaux levés

Dans l’ouest de l’Arctique, les îles artificielles qui ne sont plus exploitées pour le pétrole ou le gaz changent de forme sous l’effet de la glace et des courants, devenant alors un danger pour la navigation. Elles constituent également une priorité.

Le SHC continue d’utiliser les technologies les plus récentes, comme les échosondeurs multifaisceaux et le réseau satellitaire du système mondial de localisation (GPS), pour que le travail effectué soit plus complet et précis que jamais.

Le SHC offre désormais des cartes électroniques de navigation (CEN) qui constituent un atout indéniable pour une navigation plus sûre. En y combinant GPS, radar, cap du navire, vitesse et dérive dans un système de visualisation de cartes électroniques et d’information, la carte électronique de navigation devient partie intégrante d’un puissant dispositif qui permet au navigateur de connaître instantanément la position précise de son navire et d’être averti de tout danger éventuel.

En ce qui concerne les cartes papier, le SHC a adopté la technologie de l’impression sur demande. Depuis, il n’imprime plus de grandes quantités de cartes marines sur papier, qui requéraient un entreposage encombrant et coûteux. Au lieu de cela, les navigateurs reçoivent la carte marine la plus récente contenant les dernières mises à jour, sans corrections manuelles ni retouches graphiques collées, ce qui permet en outre de gagner six à huit semaines.

Le SHC s’engage à innover au fur et à mesure qu’il offre des cartes marines et publications de grande qualité à ses clients pour leur permettre de naviguer en toute sécurité. Le rôle du SHC est d’autant plus essentiel que le transport maritime, les pêches, la navigation de plaisance et l’exploitation des ressources océaniques sont en plein essor.

Les gens sont parfois convaincus que nous connaissons tout ce qu’il faut savoir au sujet de nos voies navigables. Cependant, j’aimerais leur rappeler que nous avons des cartes plus précises de la surface de la Lune que des fonds de nos océans.

Mais tout cela est en train de changer. Et c’est précisément ce qui rend notre travail si intéressant. Vous pouvez passer 28 jours à bord d’un navire, l’œil rivé à l’écran d’un ordinateur et tout à coup voir apparaître quelque chose de nouveau! La découverte d’épaves inconnues ou de nouveaux récifs d’éponges siliceuses le long de la côte de la Colombie-Britannique en sont des exemples.

La technologie actuelle permet des choses incroyables. Une carte électronique de navigation utilisée dans la timonerie peut par exemple être intégrée à d’autres dispositifs et indiquer l’approche de dangers pour le navire. Tout à coup, nous disposons d’une grande masse de connaissances pouvant améliorer la sécurité de la navigation.

Brian Port
Hydrographe multidisciplinaire
Pêches et Océans Canada
Qui sont nos clients

Qui sont nos clients

En produisant des informations fiables et faisant autorité d’une incomparable précision, le SHC répond aux besoins des navigateurs, des transporteurs internationaux, des pêcheurs, ainsi que de l’industrie, du gouvernement et des organisations non gouvernementales.

Transporteurs commerciaux

Plus de 22 000 navires commerciaux sillonnent les eaux canadiennes. Les transporteurs commerciaux se fient aux cartes marines et aux publications nautiques du SHC pour assurer un transport sûr de leurs marchandises et une navigation sécuritaire. En fait, tous les navires doivent avoir à leur bord les cartes marines et publications nautiques connexes à jour du SHC, conformément à la Loi sur la marine marchande du Canada.

Plaisanciers

Il y a plus de deux millions de petites embarcations et véhicules nautiques individuels enregistrés au Canada. Ceci signifie qu’environ une personne sur six possède au moins un bateau (voilier, bateau de pêche, bateau à moteur, hors-bord, embarcation à rames ou canoë). Les plaisanciers se fient aux cartes marines du SHC pour naviguer de manière sécuritaire et empêcher tout échouement, évitant ainsi de se blesser ou de mettre la vie des passagers en péril.

Pêcheurs

Non seulement les pêcheurs récréatifs et commerciaux se fient aux cartes marines et publications nautiques du SHC pour une navigation sûre, mais ils les utilisent aussi pour les aider à localiser le poisson. La classification des fonds marins effectuée par le SHC et les courbes bathymétriques définies par le SHC aident les pêcheurs à localiser les populations halieutiques et à suivre leurs routes migratoires. Des cartes marines spéciales ont aussi été conçues à l’intention des pêcheurs récréatifs et des plaisanciers.

La défense du Canada

Le SHC offre ses services hydrographiques à la Défense nationale et aux pays membres de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord), en vertu de divers accords. En plus de renseignements destinés à la navigation, le SHC offre des levés spécifiques et des cartes marines destinées à la défense, qui seront utilisés dans le cadre de mesures de lutte contre les mines, de mesures anti-sous-marines et de navigation sous-marine.

Exploration pétrolière, gazière et minière

Ce genre d’exploration requiert des mesures précises et des prédictions exactes des niveaux de l’eau des mers et des lacs, ainsi que des courants, marées, courbes de niveau du fonds et types de fonds. C’est exactement le genre d’information qu’offre le SHC.

Changements climatiques

L’information recueillie par le réseau de jauges permanentes de niveau de l’eau du SHC est essentielle pour mesurer la montée du niveau des eaux, un aspect important des changements climatiques.

Protection de l’environnement marin

Les groupes responsables de la protection de l’environnement en cas de déversement d’hydrocarbures en mer ou d’autres désastres semblables doivent disposer de détails suffisants sur les mouvements de l’eau en surface afin de pouvoir réagir efficacement. Le SHC offre cette expertise. La promotion d’une navigation sûre par le SHC améliore aussi la protection des fonds marins et de la vie marine.

Recherche et sauvetage

La Garde côtière canadienne et d’autres organisations participant à des opérations de recherche et sauvetage se fient aux cartes marines à jour, aux tables de marées et de courants, aux instructions nautiques et à d’autres publications du SHC.

Actif dans le monde entier

Le Canada est un membre actif de l’Organisation hydrographique internationale (OHI) depuis 1951, travaillant avec des pays du monde entier à développer des normes cartographiques internationales ainsi que de nouvelles technologies de levés et de cartographie des fonds marins.

Le transport maritime est une activité mondiale qui requiert une cohérence entre les produits et services. L’uniformité des normes permet l’intégration des données hydrographiques au-delà des frontières scientifiques et internationales, ce qui contribue à une meilleure compréhension des environnements côtiers et hauturiers. L’étroite association entre le SHC et l’OHI permet d’assurer que les produits du SHC destinés à la navigation sont conformes aux normes internationales.

Nos normes de service

Nos normes de service

Le Service hydrographique du Canada s’engage à respecter une ligne de conduite stricte en matière de service. Il publie et maintient près de mille cartes marines.

Le SHC a défini des normes de service claires, qu’il examine chaque année pour vérifier dans quelle mesure il respecte ses engagements. Certains objectifs sont à moyen ou à long terme. Les résultats donnés sont des moyennes annuelles nationales.

Le SHC s’efforce de trouver un équilibre entre la fourniture de données de navigation à jour et précises à ses clients et les ressources mises à sa disposition pour atteindre ces objectifs. Il a classé les zones couvertes par ses cartes selon des catégories de risques – élevés, moyens et bas. Les zones à risques élevés se voient attribuer plus de ressources et font l’objet de mises à jour plus fréquentes. De nombreux éléments entrent en ligne de compte dans les évaluations de risques, dont les suivants : le nombre d’accidents qui se sont produits dans une zone donnée, les routes suivies par les pétroliers, le trafic, les infrastructures et la complexité de la navigation.

Mesure des résultats

Chaque année, le SHC examine son travail et mesure le degré de respect de ses normes de service. Là où il n’a pas atteint ses objectifs, il a analysé les raisons sous-jacentes et préconisé des modifications de façon à améliorer le service.

Résultats des normes de service 2016-2017

Information critique 12-13 13-14 14-15 15-16 16-17
Les Avis aux navigateurs sont émis dans un délai de moins de 4 mois à compter du moment où le SHC reçoit l'information. 1,9 mois 3,8 mois 3,4 mois 3,7 mois 3,5 mois
Les annexes graphiques sont publiées sur le site web NOTMAR dans un délai de moins de 5 mois à compter du moment où la production débute. 4,3 mois 7,9 mois 11,8 mois 6,5 mois 8,0 mois
8 annexes 21 annexes 28 annexes 38 annexes 22 annexes
Les messages de mise à jour et les Avis aux navigateurs sont synchronisés dans un délai de moins d'un mois. 0,5 mois 0,7 mois 0,7 mois 0,5 mois 0,6 mois
La mise à jour des cartes BSB est disponible mensuellement. 92%
11/12 mois
22%
2/9 mois
45%
5/11 mois
75%
9/12 mois
100%
12/12 mois
Cartes 12-13 13-14 14-15 15-16 16-17
Les cartes marines (papier, CÉN et matricielle) dans la catégorie « haut risque » sont revues une fois au moins tous les 5 ans et de nouvelles éditions sont publiées selon les besoins. 63,0%
3 ième année
80,3%
3 ième année
Suspendu en attendant l'examen
Les cartes marines (papier, CÉN et matricielle) dans la catégorie « moyen risque » sont revues une fois au moins tous les 10 ans et de nouvelles éditions sont publiées selon les besoins. 64,8%
8 ième année
81,5%
9 ième année
Suspendu en attendant l'examen
La mise en circulation des nouvelles éditions des cartes marines (papier et CÉN) est synchronisée dans un délai de moins de 3 mois. 0,8 mois 1,0 mois 0,9 mois 2,9 mois 2,2 mois
La mise en circulation des nouvelles éditions des cartes marines (papier et matricielle BSB) est synchronisée dans un délai de moins d'un mois. 40,0% 52,0% 20,0% 19,2% 33,3%
Les cartes et publications sont toujours disponibles. 99%
4 ruptures de stock
99%
4 ruptures de stock
94%
4 ruptures de stock
99%
1 rupture de stock
99%
1 rupture de stock
Les quatre catalogues des cartes et publications nautiques sont publiées chaque quatre ans, ou plus que cinq changements. 50% 100% 100% 50% 50%
Marées et niveaux d'eau 12-13 13-14 14-15 15-16 16-17
Les Tables des marées et des courants canadiennes (version papier) sont mises en circulation pour le 30 novembre. À temps À temps À temps Un jour en retard 19 jours en retard
Les demandes générales d'information sur les marées et les niveaux d'eau sont traitées dans un délai de moins de 30 jours 95% du temps 96,9% 96,4% 94,3% 97,9% 97,0%
Le site web national des Marées, courants et niveaux de l'eau est accessible 95% du temps. 99,7% 99,4% 99,5% 99,1% 99,8%
Le service téléphonique pour les observations des niveaux de l'eau sur le Saint-Laurent et les marées au Canada (SINECO) est accessible 95% du temps. 96,9% 99,1% 98,1% 97,4% 98,0%
Le service de télé-annonceurs des Grands Lacs pour les niveaux de l'eau en temps réel sera remis en fonction dans un délai de moins de 2 jours ouvrables 95% du temps, à compter du signalement d'un problème. 68%
30 sur 44 réintégré dans les 2 jours
98% 99% 99% 99%
Publications nautiques 12-13 13-14 14-15 15-16 16-17
Une nouvelle édition des Instructions nautiques sera disponible avant que les corrections atteignent 200 par fascicule (Cible 100%). 75% 75% 72% 67% 69%
Une nouvelle édition des Instructions nautiques sera publiée en-dedans d'une période de 10 ans (Cible 100%). 58% 58% 56% 53% 56%
Distribution 12-13 13-14 14-15 15-16 16-17
Les commandes sont expédiées aux dépositaires autorisés du SHC dans un délai de moins de 5 jours ouvrables à compter de leur réception. 98% 100% 100% 99% 100%
Les demandes de soutien technique présentées par les clients sont réglées dans un délai de quatre jours ouvrables 90% du temps. 97% pas disponible 96% 98% 98%
Historique

Historique

C’est une tragédie dans la baie Georgienne qui est à l’origine du processus ayant abouti à la création du Service hydrographique du Canada. Plus de 150 personnes périrent lors du naufrage du vapeur Asia dans ces sombres eaux de l’Ontario en 1883. Ce drame entraîna presque immédiatement des demandes de levés hydrographiques des Grands Lacs afin de rendre la navigation plus sécuritaire.

Six ans plus tard, l’organisation chargée des levés, qui deviendrait ensuite le SHC, a vu le jour. Sa mission s’est rapidement étendue au-delà des Grands Lacs pour inclure toutes les voies navigables canadiennes.

Évidemment, l’hydrographie a évolué au cours des 120 dernières années. Les lignes de sonde et les méthodes à triangulation traditionnelles sont à présent rarement utilisées, ayant laissé leur place à des innovations comme les sondages multifaisceaux et le réseau satellitaire du système mondial de localisation (GPS).

Quelques dates importantes

  • Le Service hydrographique du Canada a été créé le 13 août 1883, sous le nom de Georgian Bay Survey, après l’événement tragique survenu au vapeur dans la baie Georgienne.
  • En 1883, la priorité consistait à faire le levé et la cartographie des eaux navigables de la baie Georgienne et du lac Huron. Au fil du temps, la mission a été étendue de manière à inclure toutes les voies navigables intérieures du Canada et les régions côtières.
  • La cartographie hydrographique a été étendue à la côte du Pacifique dès 1891, et aux eaux du Saint-Laurent en aval de Québec en 1905.
  • Le programme de mesure des marées et des courants a débuté en 1893, et les mesures précises des niveaux de l’eau des Grands Lacs ont débuté en 1912.
  • En 1904, le Georgian Bay Survey est devenu le Hydrographic Survey of Canada (mais il fut vite connu sous le nom officieux de Canadian Hydrographic Survey).
  • C’est en 1928 que le nom officiel de Service hydrographique du Canada a été adopté.
  • Ce n’est qu’après la Deuxième Guerre mondiale, lorsque Terre-Neuve et le Labrador ont rejoint la Confédération (1949), que le Service hydrographique du Canada a été chargé de cartographier les côtes de Terre-Neuve et du Labrador.
  • La demande pour des levés arctiques a connu un sommet entre 1954 et 1957, lors de la construction du réseau d’alerte avancé (réseau DEW) d’un bout à l’autre du Canada, comportant de nombreuses stations dans l’Arctique.

Le chemin parcouru

  • Les premiers hydrographes fixaient la position de leur navire à l’aide de balises le long de la côte lorsqu’ils en étaient proches, et par quadrant ou sextant lors de levés hauturiers.
  • Ces hydrographes mesuraient la profondeur des eaux à l’aide d’une ligne de sonde – un processus long et laborieux.
  • De nos jours, les hydrographes utilisent un système DGPS (Differential Global Positioning System) précis afin de fixer la position du navire hydrographique et des échosondeurs multifaisceaux pour faire le levé de tout le fond marin.
  • Bien que les cartes papier soient encore toujours utilisées, le secteur du transport maritime moderne a tendance à utiliser les cartes électroniques de navigation (CEN) intégrées au système de visualisation des cartes électroniques et d’information.

Techniques et technologies : de jadis jusqu’à aujourd’hui

Jadis

Les méthodes traditionnelles de l’hydrographie comptent entre autres :

  • l’utilisation de lignes de sonde et de lignes lestées plongées dans l’eau pour mesurer la profondeur;
  • la triangulation, qui utilise les mathématiques basées sur les points d’un triangle pour établir les coordonnées et les distances entre points.

Aujourd'hui

TheseCes méthodes ont été remplacées par :

  • des sondages multifaisceaux, qui utilisent une technologie SONAR avancée pour générer des images haute résolution de l’environnement marin.

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