Les marées et courants

Le flux et le reflux périodiques le long des côtes de l'océan sont des phénomènes auxquels nous sommes tous habitués. Même ceux qui ne sont jamais allés au bord de la mer ont beaucoup entendu parler des marées et savent qu'elles se produisent selon un mouvement rythmique quotidien. Nous n'ignorons pas que la marée exerce une grande influence sur la navigation et la construction des ports de mer.

Il paraît donc surprenant que la connaissance des marées, ainsi que des forces qui les engendrent, soit d'origine très récente. Si cette connaissance accuse un retard, c'est que les marées de la Méditerranée - le berceau des anciennes civilisations de l'Europe - sont trop faibles pour être aisément remarquées. Il existe une autre raison: le jeu des marées ne peut être compris si l'on ne possède pas déjà quelques notions sur les forces astronomiques et la forme des océans du monde; cette connaissance, l'homme ne l'a acquise qu'à une époque toute récente.

Le Canada, avec son vaste archipel Arctique, possède plus de 100,000 milles de côte où l'on peut observer les marées les plus intéressantes et les plus fortes. A l'intention des capitaines de vaisseaux et des pêcheurs, le gouvernement du Canada a commencé l'étude des marées le long des rives orientale et occidentale avant le tournant du siècle, entreprise qui a connu un essor considérable au Service hydrographique du Canada, qui relève du ministère des Pêches et Océans, et dont le rôle principal est de cartographier les eaux navigables du Canada. 1


1 Les marées dans les eaux du Canada, G.C. Dohler, Service hydrographique du Canada, Ministère des Pêches et des Océans, © Publications du Gouvernement du Canada, No . de cat Fs 23-89/1986 F, ISBN 0-662-93817-8.