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Qui nous sommes

Qui nous sommes

Depuis 1883, le Service hydrographique du Canada étudie les eaux canadiennes afin d'assurer leur utilisation sécuritaire, durable, et navigable.

Le Canada possède le plus long littoral de tous les pays du monde, et plus d'un tiers de son territoire est immergé. Nos lacs, rivières, et océans sont utilisés par des millions d'embarcations chaque année pour :

  • la défense nationale;
  • la pêche et l'industrie;
  • les loisirs et le tourisme; et
  • le transport maritime international.

Grâce aux avancées technologiques et à plus d'un siècle d’expertise, le SHC est devenu un chef de file mondialement reconnu en matière d'hydrographie.

Le SHC est une direction du secteur des sciences de Pêches et Océans Canada (MPO). Il a un accès privilégié aux navires de la Garde côtière canadienne et profite de chaque occasion pour effectuer des mesures hydrographiques et océanographiques. Le SHC effectue régulièrement des levés sur le terrain, surtout en ce qui concerne les zones à risque élevé et les zones prioritaires.

Les 4 secteurs d'activités

Le SHC participe à un large éventail d'activités qui contribuent à nos connaissances des eaux canadiennes. Ces activités comprennent :

  • déterminer des limites maritimes du Canada et de sa souveraineté;
  • surveiller les marées, les courants, les niveaux d'eau, et les informations essentielles pour détecter et prévoir les changements et variations climatiques, ainsi que les dangers naturels;
  • produire des cartes marines et des publications nautiques pour assurer une navigation sécuritaire sur les voies navigables du Canada; et
  • recueillir des données à haute résolution sur les profondeurs, la forme et la structure des océans, des lacs et des rivières du Canada.
Ce que nous faisons

Ce que nous faisons

Le SHC est un chef de file mondial en matière d'hydrographie. Cette science consiste à mesurer et décrire les caractéristiques et la profondeur des mers et des zones côtières, surtout pour la navigation.

Les hydrographes font des levés et produisent des cartes marines et des publications connexes essentielles à la navigation.

Levés hydrographiques

Le levé consiste à effectuer et à colliger des sondages (mesures des profondeurs de l'eau) et d'autres données clés. Les hydrographes du SHC participent activement aux levés et aux mesures des :

  • Grands Lacs
  • côtes de l'Atlantique, du Pacifique et de l'Arctique
  • voies navigables intérieures du Canada jusqu'à la limite du plateau continental et au-delà

Lorsque le SHC effectue des levés hydrographiques, il applique des normes et directives rigoureuses, reconnues à l'échelle internationale. Les levés mesurent les :

  • profondeurs
  • dangers à la navigation
  • entités géographiques
  • caractéristiques du fond marin
  • marées, courants et niveaux de l'eau
  • entités naturelles et d'origine humaine aidant à la navigation

Les données acquises par les hydrographes sont utilisées pour produire des cartes marines et des publications nautiques officielles appuyant une large gamme d'activités maritimes.

Publication et mise à jour des cartes marines

Le SHC publie et maintient près de mille cartes marines. Ces cartes sont les plus sûres et les plus complètes offertes sur le marché. Leur qualité est reconnue dans le monde entier. Elles sont mises à jour dans les plus brefs délais chaque fois qu'il apprend :

  • qu'un quai a été construit
  • qu'une bouée a été déplacée
  • qu'un câble sous-marin a été posé

Jadis, ces corrections étaient faites manuellement. Mais maintenant, il utilise la technologie d'impression sur demande pour faire des modifications par ordinateur et créer de nouveaux exemplaires comprenant les dernières mises à jour.

Publication et distribution des cartes marines

Le SHC distribue chaque année près de 300 000 cartes marines, tables des marées et autres publications nautiques, y compris des :

  • Cartes marines électroniques du Service hydrographique du Canada qui incluent un :
    • soutien technique
    • accès aisé aux mises à jour
  • cartes sous format papier, couvrant les :
    • trois côtes du pays
    • principales voies de navigation intérieures
  • avis des niveaux de l'eau en ligne, mis à jour de façon continue pour :
    • Montréal
    • les Grands Lacs
  • atlas de courants, qui indiquent les courants de marée pour chaque heure, y compris :
    • direction
    • vitesse du courant
  • catalogues des cartes, qui décrivent toutes les cartes marines du SHC disponibles
  • des instructions nautiques, qui offrent une description détaillée des meilleures approches :
    • dans les ports
    • des mouillages
    • des règlements
    • de l'historique des lieux
    • des installations portuaires
  • des tables des marées et courants du Canada, qui donnent les prédictions des marées en eaux canadiennes pour une année entière

En 2007, le SHC a amorcé la diffusion de cartes électroniques de navigation sous format S-57 et de cartes marines matricielles sous format BSB comme cartes marines électroniques du Service hydrographique du Canada.

De plus, il utilise maintenant la technologie d'impression sur demande pour les cartes papier. Il n'imprime plus de grandes quantités de cartes marines devant être stockées dans un entrepôt. Les navigateurs reçoivent plutôt la dernière carte avec les plus récentes mises à jour, qui ne contient plus de corrections apportées à la main ou collées. Cela lui permet également de produire des cartes de six à huit semaines plus rapidement.

Le SHC octroie des licences d'accès à sa propriété intellectuelle à plus de 1 000 clients, tant du secteur privé que public. Il agit aussi à titre de partenaire au chapitre du développement de technologies et d'applications océaniques. Sa propriété intellectuelle comprend une foule de renseignements sur les voies navigables et leurs abords. Elle est utilisée pour concevoir de nouvelles infrastructures maritimes, telles que de nouvelles routes maritimes.

Données sur la colonne d'eau

Le SHC a étendu la couverture des voies navigables du Canada pour inclure tout ce qui est connu sous l'expression « colonne d'eau ». La colonne d'eau est l'étendue d'eau comprise entre la surface et le fond.

Un grand nombre de paramètres importants sont mesurés et surveillés, comme le climat et la température. La densité de plancton est également surveillée. Celle-ci est importante tant à l'égard de la chaîne alimentaire des océans que dans la capacité des mers à absorber le carbone.

Le SHC recueille, enregistre et partage des données provenant de zones océaniques adjacentes au Canada. Ces données comprennent les :

  • données sur les vagues
  • marées et niveaux de l'eau
  • polluants ayant une influence sur la vie marine et ses habitats

Projet international Argo

Le SHC participe également à la gestion des données acquises grâce à la participation du Canada au programme Argo. Ce projet international permet de mesurer les conditions océaniques partout sur la planète. Il transmet aussi des données en temps réel au moyen de technologies relatives aux satellites.

Plus de 20 pays participent à ce projet. Ils coopèrent tous au déploiement, à la surveillance et au maintien d'une flotte de quelque 3 000 profileurs dérivants sophistiqués, tels que des bouées, qui :

  • dérivent dans les océans du monde
  • prennent des mesures importantes lors de leur ascension
  • s'enfoncent à des profondeurs préprogrammées de 2 000 mètres pour des durées préétablies

De nos jours, les données Argo sont utilisées dans le cadre :

  • de la planification des pêches
  • des prévisions météorologiques
  • d'une grande variété d'autres applications

Vous pouvez consulter les :

Comment nous fonctionnons

Comment nous fonctionnons

Le Service hydrographique du Canada (SHC) a canalisé ses connaissances approfondies et sa vaste expertise vers le développement de nouvelles technologies et procédures scientifiques. Aujourd'hui, nous offrons tout, des vues 3D des fonds marins du Canada aux mises à jour en temps réel des niveaux d'eau dans le fleuve Saint-Laurent.

Comment les cartes marines sont produites

Les hydrographes utilisent des échosondeurs pour calculer la distance jusqu'au fond marin. Ces outils mesurent les profondeurs en envoyant des ondes sonores qui sont réfléchies sur le fond marin. Ensuite, les outils mesurent la durée entre l'émission du son et l'enregistrement de son écho.

Les levés effectués ainsi suivent des lignes de sondage préétablies, suivies par les navires hydrographiques. La complexité du fond marin détermine la distance séparant les lignes de sondage. Les eaux dangereuses doivent faire l'objet d'une couverture complète du fond.

Les hydrographes doivent connaître la position exacte du navire hydrographique pour chaque sondage. Ils peuvent ainsi indiquer les profondeurs à leur position précise sur la carte marine. Pour ce faire, ils utilisent des outils tels que les satellites, les cartes marines électroniques, et l'acoustique multifaisceaux.

Une avancée significative dans la détermination de la position d'un navire est le système de positionnement global (GPS). Cela nous permet d'atteindre une précision de plus ou moins 20 mètres 95% du temps. Le GPS différentiel (DPS) nous a depuis permis d'atteindre une précision encore plus grande de plus ou moins 3 mètres.

Outre les profondeurs, les hydrographes du SHC mesurent aussi les marées et d'autres changements des niveaux de l'eau. Le SHC a installé des marégraphes permanents le long des côtes du Canada et des principales voies navigables. Cet équipement permet l'enregistrement de données sur les marées et sur les niveaux de l'eau. Deux des marégraphes installés le long de la côte Ouest font partie d'un réseau international d'alerte de tsunamis.

Les hydrographes du SHC obtiennent également les positions et cartographient toutes les aides à la navigation telles que les bouées, les phares, les balises et les repères naturels ou artificiels utilisés par les navigateurs comme points de référence.

Une fois les levés terminés, nos hydrographes multidisciplinaires (HMD) combinent les mesures recueillies avec les données sur le littoral et d'autres données topographiques, puis convertissent les données à l'échelle requise pour une carte de navigation. L'information la plus essentielle à la sécurité de la navigation est sélectionnée parmi toutes les données recueillies. Les cartes du SHC sont créées en format numérique et en format papier.

La navigation à l'ère numérique

Grâce à l'ajout des cartes électroniques de navigation (CÉN) et des cartes marines matricielles (CMM), le SHC a triplé le volume de sa gamme de produits conventionnels. Les cartes marines électroniques du Service hydrographique du Canada sont accessibles à partir des ordinateurs à bord des navires et permettent la navigation sur écran. Pionnier en la matière, le Canada dispose d'un des plus vastes portefeuilles de cartes électroniques de navigation au monde.

Les CÉN sont des "cartes intelligentes", ce qui signifie que l'utilisateur peut cliquer sur différents éléments, tels qu'un feu ou une bouée, pour obtenir des informations supplémentaires qui ne sont pas disponibles sur les cartes papier ou matricielles. Par exemple, un quai n'apparaît qu'en tant qu'image sur une CMM, mais une CÉN peut l'identifier en tant que tel et lui attribuer des attributs tels que la hauteur, la longueur, l'âge, la propriété, le nombre de postes d'amarrage, etc. Ces données supplémentaires, qui sont contenues directement dans la CÉN, pourraient autrement n'être disponibles qu'en consultant la publication pertinente des Instructions nautiques. Cliquez ici pour en savoir plus.

Des informations hydrographiques précises et livrées à temps sont devenues indispensables, étant donné les dimensions et les exigences des navires actuels. La carte électronique de navigation devient partie intégrante d'un puissant dispositif qui permet aux navigateurs d’atteindre leurs objectifs en toute sécurité.

Systèmes multifaisceaux utilisés pour voir dans les océans

Le Canada est un chef de file reconnu mondialement dans le domaine des technologies de modélisation multifaisceaux. La modélisation et la télédétection des océans fournissent des informations multidimensionnelles et en temps réel sur le fond marin et les voies navigables, ainsi que sur l'état des côtes et des berges. Les systèmes multifaisceaux peuvent produire une image du fond marin semblable à une photographie aérienne. Cela a entraîné une demande de cartographie multifaisceaux pour d'autres usages, comme la cartographie des zones de pêche, des tracés de pipelines et de câbles, et des zones de protection marines (ZPM). Par exemple, les pêcheurs de pétoncles peuvent réduire la superficie des fonds marins qu'ils perturbent avec leurs râteaux, car ils savent quelles zones sont les plus susceptibles de contenir des pétoncles.

Actif dans le monde entier

Depuis 1951, le Canada est un membre actif de l'Organisation hydrographique internationale (OHI). Le SHC représente le Canada à l'OHI et travaille avec les services hydrographiques de plusieurs États étrangers pour promouvoir la sécurité et l'efficacité de la navigation grâce à l'élaboration de normes internationales et de nouvelles technologies pour l'arpentage, la cartographie de navigation et la cartographie des fonds marins.

Le transport maritime est une activité mondiale qui requiert une cohérence entre les produits et services. L'uniformité des normes permet l'intégration des données hydrographiques au-delà des frontières scientifiques et internationales. Cela contribue à une meilleure compréhension des environnements côtiers et de haute mer.

Le SHC participe à plusieurs groupes de travail de l'OHI, permettant au Canada de contribuer à l'élaboration de normes.

Le SHC veille à ce que les produits de navigation, les données et les services hydrographiques canadiens soient conformes aux normes internationales.

Pourquoi l'hydrographie est importante

Pourquoi l'hydrographie est importante

L'importance de l'hydrographie est résumée dans la devise du SHC : « Les cartes marines protègent les vies, les biens et l'environnement marin. »

Nos cartes sont les feuilles de route utilisées par les navigateurs pour diriger leurs navires en toute sécurité d'un port à l'autre. Ils fournissent une multitude de détails, tels que la représentation du rivage; profondeurs; les dangers pour la navigation tels que les hauts-fonds; et les aides à la navigation telles que les bouées, les feux et les phares.

Rester au fait des changements au paysage marin

Un défi important pour le SHC consiste à suivre les changements dans le paysage aquatique du Canada. Les grandes priorités pour le réarpentage comprennent les zones à fort trafic, comme les voies de navigation des Grands Lacs et les zones récréatives populaires, comme la voie navigable Trent-Severn.

Sur la liste des priorités figurent également les îles artificielles situées dans l'ouest de l'Arctique qui ne sont plus utilisées pour l'exploitation pétrolière et gazière. Ces îles changent de forme en raison de l'affouillement des glaces et des courants, et présentent des dangers pour la navigation.

Les gens sont parfois convaincus que nous connaissons tout ce qu'il faut savoir au sujet de nos voies navigables. J'aimerais leur rappeler que nous avons des cartes plus précises de la surface de la Lune que des fonds de nos océans.

Mais tout cela est en train de changer. Et c'est précisément ce qui rend notre travail si intéressant. Vous pouvez passer 28 jours à bord d'un navire, l'œil rivé à l'écran d'un ordinateur et tout à coup voir apparaître quelque chose de nouveau. La découverte d'épaves inconnues ou de nouveaux récifs d'éponges siliceuses le long de la côte de la Colombie-Britannique en sont des exemples.

La technologie actuelle permet des choses incroyables. Une carte électronique de navigation utilisée dans la timonerie peut par exemple être intégrée à d'autres dispositifs et indiquer l'approche de dangers pour le navire. Nous disposons tout d'un coup d'une mine de connaissances, et toutes nous permettent d'améliorer la sécurité sur l'eau.

Brian Port
Hydrographe multidisciplinaire
Pêches et Océans Canada
Qui sont nos clients

Qui sont nos clients

Les navires canadiens n'importe où, et les navires étrangers dans les eaux canadiennes, sont tenus par la loi de transporter des cartes et des publications nautiques du SHC. Pour les détails des exigences et de l'application, voir la section 6 du Règlement de 2020 sur la sécurité de la navigation, pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada.

Le SHC s'assure que les cartes et publications nautiques requises sont disponibles, exactes et faisant autorité.

Transporteurs commerciaux

Des milliers de navires commerciaux naviguent dans les eaux canadiennes chaque année. Les transporteurs commerciaux se fient aux cartes marines et aux publications nautiques du SHC pour assurer la navigation sûre et efficace de leur navires.

Plaisanciers

Les plaisanciers se fient à nos cartes pour naviguer en toute sécurité et éviter de se blesser ou de blesser leurs invités, ou d'échouer et d'endommager leurs bateaux.

Pêcheurs

Les pêcheurs se fient aux cartes marines et publications nautiques du SHC pour une navigation sûre. Mais ils les utilisent aussi pour les aider à localiser le poisson. La classification et la configuration des fonds marins définies par le SHC aident les pêcheurs à localiser les populations de poissons et à suivre leurs routes migratoires. Des cartes marines spéciales ont aussi été conçues à l'intention des pêcheurs récréatifs et des plaisanciers.

La défense du Canada

Grâce à divers accords, le SHC fournit des services hydrographiques et des levés et cartes spéciaux au ministère de la Défense nationale (MDN) et aux États membres de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

La recherche et sauvetage maritime (SAR)

Les cartes marines, les informations détaillées sur les marées, les courants et d'autres caractéristiques sont cruciales pour les opérations SAR en mer. La Garde côtière canadienne (GCC) et d'autres organisations impliquées dans les opérations SAR comptent sur les produits du SHC.

Exploration pétrolière, gazière et minière

Le SHC fournit des informations importantes pour l'exploration pétrolière, gazière et minérale. Ces activités nécessitent des mesures précises et des prévisions précises des marées, des courants, des niveaux d'eau, des types de fond et des contours.

Changements climatiques

De l'information est recueillie par le réseau de jauges permanentes de niveau de l'eau du SHC. Celle-ci est essentielle pour mesurer la montée du niveau des eaux, un aspect important des changements climatiques.

Protection de l'environnement marin

Le SHC fournit des informations cruciales et détaillées aux ministères, organismes, organisations et groupes touchés par ou prenant des mesures en réponse à la pollution marine. Le rôle du SHC dans la sécurité de la navigation offre également une protection supplémentaire à nos fonds marins et à la vie marine, en réduisant les risques d'accidents qui pourraient être la cause d'un déversement de polluants.

Notre histoire

Notre histoire

C'est une tragédie survenue en 1883 qui est à l'origine du processus ayant abouti à la création du SHC. Le navire à vapeur Asia a coulé dans la baie Georgienne, en Ontario, et 150 personnes ont perdu la vie. Ce drame entraîna presque immédiatement des demandes de levés hydrographiques des Grands Lacs afin de rendre la navigation plus sécuritaire.

Levé de la baie Georgienne

Le 13 août 1883, le Georgian Bay Survey (levé de la baie Georgienne) a été créé,6 ans après l'événement tragique survenu au navire à vapeur dans la baie Georgienne.

En 1883, la priorité consistait à faire le levé et la cartographie des eaux navigables de la baie Georgienne et du lac Huron. Au fil du temps, la mission a été étendue de manière à inclure toutes les voies navigables intérieures du Canada et les côtes.

La cartographie hydrographique a été étendue au littoral du Pacifique dès 1891 et aux eaux du Saint-Laurent en aval de Québec en 1905.

Le programme de mesure des marées et du courant a été mis en place en 1893. Le jaugeage précis des niveaux d'eau des Grands Lacs a commencé en 1912.

Changement de nom et expansion

En 1904, le Georgian Bay Survey est devenu le Hydrographic Survey of Canada. Le Georgian Bay Survey fut vite connu sous le nom officieux de Canadian Hydrographic Survey. Ce n'est qu'en 1928 que le nom officiel de Service hydrographique du Canada a été adopté.

Lorsque Terre-Neuve et le Labrador ont joint la Confédération (1949), le SHC s'est chargé de cartographier les côtes de Terre-Neuve et du Labrador.

Lors de la construction du réseau d'alerte avancé (réseau DEW) d'un bout à l'autre du Canada, de nombreuses stations se trouvaient dans l'Arctique canadien. Cela a mené à la demande pour des levés arctiques, qui a connu un sommet entre 1954 et 1957.

Modernisation des techniques et des technologies

Autrefois, le principal outil pour déterminer la position d'un navire était un instrument appelé sextant qui servait à mesurer des angles. Les premiers hydrographes fixaient la position de leur navire à l'aide de balises le long de la côte lorsqu'ils en étaient proches. En haute mer, ils positionnaient le navire par quadrant ou sextant.

Les méthodes traditionnelles de l'hydrographie comptent entre autres :

  • l'utilisation de lignes de sonde :
    • qui était un processus long et laborieux
    • où des lignes lestées étaient plongées dans l'eau pour mesurer la profondeur
  • la triangulation, qui consiste à déterminer les valeurs des angles d'un triangle pour établir les coordonnées et la distance entre les points

De nos jours, les hydrographes utilisent :

  • des échosondeurs multifaisceaux qui font :
    • le levé de tout le fond marin
    • appel à une technologie SONAR très perfectionnée pour obtenir des images numériques à haute résolution du milieu océanique
  • un système Differential Global Positioning System (DGPS) précis afin de fixer la position du navire hydrographique

Bien que les cartes papier soient encore utilisées, le secteur du transport maritime moderne tend à délaisser cette pratique. En général, le secteur utilise maintenant des cartes électroniques de navigation qui sont intégrées au Système électronique de visualisation des cartes marines.

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